La crise et ses effets positifs

Peut-on parler de fin de crise ? En France, la croissance devrait s’améliorer en 2010, mais l’OCDE s’attend à une poursuite de la hausse du chômage qui a progressé de deux point entre fin 2007 et juillet 2009 où il a atteint 9,8%. Le FMI reste prudent. Le chômage persiste, d’importants déséquilibres dans les balances des transactions courantes demeurent, et des risques d’éclatement de nouvelles bulles financières sont à craindre.

La crise aura eu des effets positifs sur les comportements des consommateurs

La crise aura eu des effets positifs sur les comportements des consommateurs

Le krach de l’automne 2008, et la crise financière qui a suivi, a eu pour effets positifs une prise de conscience des consommateurs, une sorte d’électrochoc sur certaines dérives de nos sociétés.

La crise n’a pas donné un coup de frein à la consommation comme on pouvait le penser. Les études (et les futurs résultats dont l’observatoire lancé par Ipsos) convergent pour confirmer que la crise aura, au contraire, eu un effet positif sur les comportements d’achat. « Après plusieurs années de perception d’une érosion du pouvoir d’achat, suivie par la crise financière et économique, les consommateurs ont appris à adopter un nouveau comportement. Une fois la crise terminée, la plupart des consommateurs conserveront celui-ci  » explique une récente étude de Deloitte (12e étude de Noel).

La responsabilité des entreprises, l’environnement, les préoccupations liées à la santé et l’approvisionnement. Les valeurs des consommateurs représentent de puissants incitants psychologiques à la prise de décision. Pour prospérer, les distributeurs devront donc entretenir des relations différentes avec les consommateurs, et veiller à identifier en temps utile ces « changements de la valeur et des valeurs » et à agir en conséquence.

Un nouveau consommateur est progressivement apparu en 2008 et 2009. Le portrait de ce nouveau consommateur peut se brosser en quelques traits : il privilégie les produits
“utiles” par rapport aux produits “futiles”
, et donnera l’avantage aux produits durables. bref cette crise a un peu gommé les attitudes extrêmes de recherche de prix, et font apparaitre doucement un acheteur dont la façon d’acheter devient plus réfléchi et moins compulsive. Ce nouveau consommateur compare rationnellement les prix, et juge la qualité des produits. Les consommateurs ont « appris » de cette crise. C’est la fin de l’hyper-consommateur.

Etude de TNS SOfres sur les opportunités / menaces de la crise économique

Etude de TNS SOfres sur les opportunités / menaces de la crise économique

Une bonne nouvelle si consommer de manière responsable s’installe dans la société. Nous le répétons souvent dans nos contacts commerciaux, mais il est important de consommer moins de produits superflu, car cela va permettre de revoir nos modes de vie et de consommation.

63% des Français disent acheter du papier recyclé, selon Cetelem tandis que 37% des Français achètent fréquemment des produits bio (alimentaire, textile ou beauté). Signe que la crise a eu un effet positif sur le domaine du développement durable, les offres plus respectueuses des personnes et de la planète affichent le plus souvent une croissance à deux chiffres. Proposer un service propre et responsable est donc vecteur de croissance ! (souvent une croissance supérieure à celle du marché de référence.

A lire : slide de TNS Sofres

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